Annoncé comme un album charnière de la carrière de la belle Géorgienne, qu’en est-il vraiment?
Petit retour 2 semaines après sa sortie.

Lors de sa présentation début avril, The House, 4ème production studio de Katie Melua était annoncé comme un tournant clairement engagé dans la carrière de la Miss, signe de la fin de sa collaboration artistique avec Mike Batt.
Collaboration dont on ne peut qu’admirer le résultat, mais Katie veut maintenant voler de ses propres ailes.
Being in the studio with Mike over the last seven years has been incredible. I’ve been very lucky to have written and recorded with someone who has a wealth of experience and was able to give me such undivided attention. I’ve learned so much and, being on the road for the last three years, I’ve had time to digest what I’ve learned and to experiment with who I am as a writer.
Ainsi commence une nouvelle ère avec William Orbit.
En insérant la galette dans le lecteur, avec I’d Love to Kill You, on ne peut pas dire que le changement soit évident. Une balade dans la tradition habituelle de ses précédents opus. Certes les paroles contrastent avec la douceur de la musique, mais cette chanson semble réellement créer un lien avec ses précédents albums.
Mais là, rupture, The Flood, premier single de l’album, qui apporte bien son lot de changement. Après une introduction classique, un changement de tempo transforme la chanson en titre lyrique et électro. Ce changement de rythme, apporté par William Orbit, n’était pas présent sur la première version de la chanson.
Une chanson certes punchy, qui trouve de bon échos sur les ondes mais qui ne me convainc pas.
Clip de The Flood
Vient ensuite A Happy Place, un de mes coups de coeur : une chanson lumineuse, scintillante au rythme entrainant où Katie semble vouloir partager une partie de son jardin privé. (Regardez la vidéo de présentation de l’album où on la voit dans sa maison avec une de ses passions, les maisons de poupées)
Une vraie bouffée d’air pur. Il s’agira du second single (26/07/2010)
On arrive à A Moment of Madness, qui ralentit le rythme. Une ballade très années 30′, parfaitement réalisée, parfaitement interprétée mais la belle Katie me touche nettement plus quand elle chante le Blues.
Red Balloons nous ramène à une atmosphère aérienne, reposante, planante oserais-je dire. Il suffit de fermer les yeux pour s’évader. Un vrai moment de grâce!
Petite pause pour regarder une vidéo de présentation de ces 5 premières pistes.
Le choc : Tiny Alien. Encore un OVNI dans cet album! Chanson impossible à classer, intrigante, ingénieuse, surprenante, un vrai petit bijou! Débutant par un air de guitare acoustique, elle fourmille de percussions, effets électros, basse, guitare électrique, tout en restant légère, claire, lumineuse! Pour se terminer dans un final inattendu et génial.
No Fear of Heights est une chanson d’amour aux airs symphoniques de toute beauté. Une excellente chanson pour se remettre de la claque prise avec Tiny Alien.
Ah! Voilà notre Blues! The One I Love is Gone, une reprise de Bill Monroe.
Après la reprise orgasmique en live de Kozmic Blues (de Janis Joplin), ou encore Somewhere in the Same Hotel sur The Collection, Katie nous prouve une fois de plus qu’elle excelle dans ce genre.
J’en vient à rêver qu’elle fasse un jour un album entier de Blues!
Suit Plague Of Love, qui me rappelle un de ses B-Side, Jack’s Room. Un petit air de pop dans le bon sens du terme. Un son novateur, un peu fou qu’on n’a pas l’occasion d’entendre ailleurs!
God On The Drums, Devil On The Bass, est une sorte de bizarrerie de l’album. La voix de Katie Melua est utilisée à contre emploi dans un son délibérément Rock rempli d’effets électro. William Orbit s’est bien lâché sur ce coup là.
Dans sa continuité, Twisted, même s’il est légèrement plus classique. Ce titre m’intrigue quant à la possibilité de Katie Melua de chanter du Trip-Hop. Nul doute que sa voix aigüe s’y prêterait.
On fini avec le titre éponyme de l’album, The House. Fermant en quelques sortes la boucle, en miroir avec la première plage (I’d Love to Kill You). Rappelant par certaines sonorités psychédéliques du Pink Floyd et apportant un son nouveau et inconnu jusque là.
Nettement plus calme et acoustique que les 2 chansons précédentes, Katie Melua exprime sur cette piste majestueuse son intimité et sa vulnérabilité comme personne d’autre ne sait le faire! Un chef d’oeuvre!
Ces 2 titres, I’d Love to Kill You et The House, résument au final bien ce 4ème opus : un tiraillement entre 2 mouvements; d’un côté une partie acoustique classique comme ses précédents albums, et de l’autre une partie électro et pop. Katie Melua étant déchirée entre ces 2 mouvements, hésitant entre le classicisme et la modernité, parfois en mêlant les 2.
Un album à la réalisation parfaite comme d’habitude, d’une artiste au tournant de sa carrière, cherchant sa route mais réalisant ici sans aucun doute son album le plus inventif et lumineux.
Je terminerai avec cette citation de William Orbit :
One of the delights of knowing Katie is wondering just where she will go to next!

2 avril 2010 à 19:41
J’adoore ! J’ai été un peu déçue par Pictures et ici je ressents davantage son évolution artistique, cela devient un peu plus commercial mais dans le bon sesn cette fois-ci. J’apprécie I’d Like To Kill You dans la veine Melua-esque que l’on connaît bien et A moment of madness me tente bien, bref tout me plaît pour le moment, un bon présage.
3 avril 2010 à 19:53
J’avoue, j’avais aussi une appréhension en voyant avec qui William Orbit avait travaillé auparavant. Et encore plus quand j’ai vu son nouveau style vestimentaire!
Mais cette vidéo m’a bien rassuré! Elle évolue dans le bon sens et elle ne sacrifie pas son style pour monter dans les charts.
Vivement les prochains extraits!
9 juin 2010 à 14:31
Pour info, j’ai édité le précédent article pour faire une review de l’album.